Pio Art story

Posted by on / 0 Comments

it

La vie coule, tire, crie et crache, et quand vous pensez avoir attrapé un cerf-volant pour s’envoler, il s’échappe et vous restez là.
Oui, parce que notre paradis n’est pas au-dessus des nuages; mais plus souvent dans une sous-échelle, caché comme un souvenir dans une boîte de chaussures. Notre paradis est le silence qui tombe le soir, après que les enfants et les matyros dorment, la vaisselle reste propre,
les pieds nus nous remercient et un peu de fumée s’élève d’une cigarette qui se consume entre les doigts.
C’est comme ça que ça arrive ou peut-être que c’est toute la journée qui nous reste bloquée mais seulement maintenant nous la voyons, nous la ressentons pour ce qu’elle est: une émotion.
Il se retourne comme un frisson sur la peau, sort doucement, chaud, caché par une larme ou chatouille ses lèvres en les courbant d’un sourire.
Chaque fois que c’est différent, jamais comme vous l’attendez.
Et après une journée passée sans repos maintenant tu sais, pour la prendre, la garder, tu dois rester immobile. Laisse-moi danser et chanter pour dire ce qu’il a à dire et revenez à qui sait où se cacher en vous.

Le soir, Piò comme nous en a passé tant, gardant dans ses toiles certaines de ces émotions flattées par sa grâce mesurée et un la bonne innocence se laisse persuader pendant un moment de poser.

Dans ses peintures il y a Piò, le Piò de cette soirée et l’émotion qui est venue pour la tenir compagnie.
Parfois, l’émotion est une couleur, parfois un plein ou un vide, une fleur dans les cheveux ou un masque sur le visage; c’est dans le pli des cheveux ou dans le fermoir garde-les, mah … non tu ne peux pas le voir, pas ici maintenant devant le tableau; il arrivera ce soir et il sera à vous.

© All images are property of the artist and can’t be reproduced without consense